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Ce que nous n'avons pas encore rendu souverain

Personne n'est souverain à 100 %. Voici précisément ce qui l'est chez nous, ce qui ne l'est pas encore, et pourquoi nous publions nous-mêmes cette liste.

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Toutes les pages « souveraineté » se ressemblent. Elles listent ce qui va bien et s'arrêtent là. Le lecteur en tire la seule conclusion possible : ce qui n'est pas mentionné est ce qui pose problème.

Autant le dire nous-mêmes.

Cette page est le revers de notre guide LMS souverain : ce que ça veut dire : les mêmes six critères, appliqués à nous.

Ce qui est souverain aujourd'hui

Six points, tous vérifiables sans nous faire confiance.

Hébergement Scaleway, serveurs à Paris, sauvegardes comprises
Société éditrice SAS de droit français
Capital français
Fiscalité impôts payés en France
Développement réalisé en France
Données clients ne quittent pas le territoire

Aucun de ces points n'est déclaratif. L'immatriculation se consulte, l'hébergeur se nomme, la localisation se constate.

Ce qui ne l'est pas

GitHub. Notre code source est hébergé sur une plateforme américaine. C'est un service, soumis à un droit extra-européen, et il ne rentre donc pas dans la distinction que nous défendons par ailleurs entre logiciel auditable et service tiers. C'est une dépendance, elle est assumée, et nous cherchons à en sortir.

Des outils d'IA américains, en interne. Ils servent à notre travail quotidien : développement, production de contenu, tâches internes. Nous ne les nommons pas, pour la même raison que nous ne publions pas la liste de nos postes de travail : ce n'est pas une information utile au lecteur. Le fait, lui, l'est.

Ce qui n'est pas concerné, et c'est le point qui compte : ni GitHub ni ces outils ne traitent les données de nos clients. Le code d'une plateforme n'est pas la donnée qu'elle héberge. Les contenus de formation, les comptes apprenants, les résultats d'évaluation restent sur l'infrastructure française, sans exception.

C'est cette frontière-là qu'il faut regarder quand un éditeur vous parle de souveraineté : pas la liste de ses outils, mais celle des systèmes qui voient vos données.

Ce que nous ne revendiquons pas

Nous ne sommes pas qualifiés SecNumCloud. Nous citons régulièrement cette qualification, délivrée par l' ANSSI, parce que la CNIL en fait la référence en matière de protection contre les accès étrangers. La citer n'est pas la détenir.

Le code de Magistrae n'est pas ouvert. Nous avons l'ambition d'aller vers un modèle open core, et nous expliquons ailleurs pourquoi cette trajectoire découle logiquement de notre position sur l'open source. Ce n'est pas fait. Tant que ça ne l'est pas, « open core » est une intention, pas une caractéristique produit.

Vous ne pouvez pas encore héberger Magistrae vous-même. C'est prévu. Ce n'est pas livré.

Nous n'avons pas de redondance multi-hébergeur. L'idée de pouvoir basculer d'un opérateur à un autre fait partie de nos réflexions. Elle n'est pas en production, et nous ne la présentons pas comme telle.

Pourquoi nous publions cette page

Trois raisons, dans l'ordre d'importance.

Parce que c'est vérifiable. Un prospect attentif, un DSI, un DPO finiront par poser ces questions. Mieux vaut qu'ils trouvent les réponses ici que de les découvrir après avoir lu une page qui affirmait le contraire.

Parce que c'est ce que nous reprochons au marché. Nous critiquons les plateformes qui laissent croire à des propriétés qu'elles n'ont pas, et les tarifs qui grossissent en cours de route. Faire la même chose sur la souveraineté serait incohérent.

Parce qu'une revendication sans limites n'a aucune valeur informative. Un discours qui n'énonce que des points forts ne permet pas de comparer. Celui-ci vous donne les critères, y compris ceux sur lesquels nous ne sommes pas au bout, et vous pouvez les appliquer à n'importe quel autre éditeur, y compris à nos concurrents.

C'est d'ailleurs l'usage que nous vous suggérons d'en faire.

Notre trajectoire

Nous visons une souveraineté complète de la chaîne, outils internes compris. Nous pensons que la quasi-totalité des alternatives françaises crédibles existe déjà. Le sujet n'est pas la disponibilité, c'est le coût de migration et la priorisation.

Nous ne donnons pas de date. Une échéance annoncée puis manquée sur ce sujet coûterait plus cher que l'absence d'échéance, et nous préférons être jugés sur ce que nous publions ici, au fil des mises à jour de cette page.

Elle est datée. Elle sera corrigée quand les faits changeront.